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XIA - FLOWER

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1.12.2013

Ma poésie oubliée

Quand j'étais encore adolescente et que je croyais tout savoir sur le monde, je croyais que mon inspiration serait sans fin, que les mots me viendraient toujours sans que j'ai besoin de les forcer. Je crois que je n'ai jamais eu tant de difficulté à m'asseoir pour écrire, seulement écrire. Je pourrais blâmer beaucoup de choses, comme Facebook, Tumblr, Youtube, etc., mais la vraie coupable est moi. Je ne réussis plus à me concentrer et à écrire comme avant. Je n'ai pas écrit de poèmes depuis des mois, je me demande même comment je faisais avant pour en écrire en. Peut-être que je devrais relire du Baudelaire et m'inspirer d'un de ses poèmes comme je le faisais avant. J'adorais Les Bijoux et La Chevelure, si je me souviens bien.

Je devrais peut-être écrire un poème sur les bijoux de famille tiens:

Tes yeux dans les miens
Tu pris ma main
Et la posa sur tes bijoux de famille,
Cette belle anguille.

J'en suis toute émue. Je pourrais écrire des poèmes sessuels tiens, comme Le Tablier. Je l'avais écris pour une amie, et je ne me rappelle pas si je l'ai déjà publié ici, mais voici un extrait:

Il était nu, là, et comme il me savait,
Il n’avait gardé que ce que je préférais, un tablier
Dont la simplicité mettait en valeur ses traits
Qui étaient un mélange de luxure et de royauté.
Lorsqu’il me regardait de ses yeux de timide débauché,
Le vent me soufflait un désir ardent, une passion
Que seul lui et Puppy savaient éveiller,
Me laissant haletant sous la pression.
Il était donc là, s’exhibant à mon cœur,
Et du bout du lit il soupirait doucement,
Sachant qu’il était déjà vainqueur,
Sachant l’ivresse m’envahissant.

Le "Puppy" est une autre personne avec qui je faisais jadis des RPG. Ce poème est basé sur Les Bijoux, et j'ai bien aimé travaillé dessus. Le thème du tablier est parti d'un RPG, évidemment, de Final Fantasy VII où je faisais Cloud et mon amie faisait Rufus. Je sais même pas si elle lit mon blog, mais si oui ma Mia, sache que nos RPGs me manquent!

Non mais franchement, j'ai écrit deux poèmes en 2012 seulement, et deux autres en 2011. Shame on me! Cette année, je me donne un défi, écrire au moins trois poèmes! ...

Eh bien, c'était un post un peu random, n'est-ce pas? Je devrais peut-être tenté l'écriture automatique aussi, ça pourrait m'aider.

2.01.2009

Éternité

Jamais ne s'arrête le refrain continu du parasite

Il flotte autour de moi en une impitoyable rengaine.

Je l'aspire et le sens qui me brûle les veines.

J'accepte la douce main de pierre qui m'invite


Quelques fois, il vient, me dardant de sa flèche empoisonnée,

Titiller mes membres qui s'enflamment à ces maux

Et, pour échapper à ses épées,

Je tire à moi les philtres vitaux.


Il m'emprisonne ainsi, loin en mon intérieur,

Gémissante et à nouveau brisée, au cœur

De la soie du Mal, irrésistible et infidèle


Et envoie dans ma bouche emplie d'amertume

Un flot pur, une douleur immatérielle

Et mon tourment sanglant pour l'Éternité!


--


Voici un poème que j'ai écrit il y a longtemps de ça, mais que je n'ai jamais publié parce que je croyais qu'il aurait une certaine importance pour un de mes projets avec Jake. Malheureusement, je crois qu'il n'en a plus vraiment, alors je le mets. Je l'aime beaucoup, celui-là, je me suis basée sur un poème de Beaudelaire, la Destruction.


Ça fait longtemps que je n'ai pas écrit de poèmes, et ça me manque, mais j'écris plus de proses sans buts ces derniers temps... Il faudrait que j'en publie quelques-uns, pour vous faire rire. xD

7.15.2008

Sunshine Blood

L'été est maintenant et déjà commencée depuis un mois. Ça passe vite. Vraiment vite. Des fois, je me demande si je vais avoir le temps de pleinement reprendre mon énergie en dormant, parce que là, on dirait que je suis toujours aussi fatiguée, sinon plus, quand je me lève que quand je me couche. Est-ce que c'est normal ? C'est peut-être dû au fait que mon organisme est en train de s'habituer à mes heures de travail. Je suis capable de me lever le matin et de survivre à la masse ambulante de microbes et de demandes toutes plus folles les unes que les autres ( autrement appelé enfants ), mais je cogne presque des clous à 7h le soir... Au moins, je profite du soleil - 5 coups de soleil en même pas 4 jours -__-".

Y'a aussi le fait que je n'ai plus de vie sociale. Je ne vis que par MSN, et ce quand je peux aller sur l'ordi, ce qui est rare. Mon travail me mange tous les jours de la semaine et la fin de semaine, je dors. Je n'ai pas vu Jacques depuis la fin de l'école !!! C'est pour vous dire comment il peut jamais. XD Ben non, c'est aussi parce qu'on est tous les deux très pris et/ou fatigués.

Je n'écris plus vraiment à vrai dire. Je travaille sur un projet de Final Fantasy VII, mais les deux chapitres que j'ai pondus à date ne durent même pas 20 pages Word... Dire qu'un chapitre avant, pour moi, c'était au moins 29 pages. XD Bon, ça me prenait un mois écrire tout ça, mais au moins, je l'écrivais ! Ha, c'était ma première fic, Paradoxe, et je l'adore toujours autant.

Faut dire que j'avais le temps aussi de l'écrire. J'avais pas 3 livres (-__-" J'ai du travail sur la planche ) à faire dans ce temps, et je faisais rien, sauf aller à l'école. J'avais... 14 ans quand j'ai publié pour la première fois, c'est quand même pas si mal. Bon, c'était pas excellent comme écrits, mais quand même, j'étais hot de publier ! XD Je le suis toujours, pour ceux qui diraient le contraire.

Le Sang de l'Immortalié est en mode pause dans ma tête, ainsi que Boo! et Prémonition. J'adore les histoires de ces livres ( bon, Boo! est un recueil de nouvelles, mais on se comprend ), mais il me manque d'inspiration. Les éléments qu'il me faut pour trouver l'inspiration me manquent, et je sais même quels sont ces éléments. Il faudrait que je trouve ma muse... Hmph, ça, ça sera pas avant longtemps.

J'ai quand même réalisé quelque chose hier. Un beau petit poème, inspiré par non le moindre que Baudelaire. J'ai pris La fin de la journée cette fois-ci et j'aime bien le résultat quand même. Ça parle toujours d'un de mes sujets préférés - si je puis dire -, les vampires.


Rouge sang


Sous le seul témoin de la porcelaine brûlante

Afflue, trépigne et s’extasie sans passion

L’eau cramoisie, miraculeuse et obsédante.

Dès l’instant de la mission

-

Le niveau attrayant s’enflamme

Étanchant tout, même la douleur

Vidant tout, même l’âme

L’agonisant se dit « Meurs!

-

Toi, créature fatiguée et désespérée

Tu seras enfin libérée de ce fardeau

De cette vie futile et essorée

-

Béni soit l’instant où j’ai été votre point de mire

Et celui de vos crocs

Ô insipide vampire! »

3.19.2008

Dernier poème

Ça faisait longtemps que j'avais pas écris de poème, j'avais pas l'inspiration ni le temps entre mes lectures, mes devoirs, mes 90 histoires à écrire... Mais, en fin de semaine passée, j'ai eu un regain d'inspiration et j'ai écrit le poème qui servirait qui servirait pour le Sang de l'Immortalité, que je ne publierai pas, ainsi qu'un autre, qui parle par contre du même sujet. Le voici donc :

Mirage
Je suis sans fin, insensible, comme une pierre dans le ravin
Et mon visage, où aucun sentiment ne s’est jamais peint,
Est fait pour inspirer au noble une dévotion
Aveuglante et éternelle, ainsi que mes prunelles sans fonds.
Je trône dans le rubis comme une mer assoiffée
J’unis un cœur de bois à la douceur des nuages
Je préconise le mouvement d’une lignée
Et je suis le grain de sable dans l’engrenage
Les nobles, devant mon aisance
Que j’ai acquis semble-t-il des écrits,
Consomment leur funèbre vie à de vaines références
Car je dédaigne leurs sourires
Pour leur présenter quelque chose d’indéniablement proscrit
Mes dents, mes longues dents qui viennent pour les chérir

Je me suis basée sur un poème de Beaudelaire, La Beauté, et les phrases se ressemblent, je dois l'avouer, mais j'adore la façon dont il a écrit ses poèmes, tous leurs sens cachés, alors je n'ai pas pu m'empêcher d'en reprendre. Par contre, le contexte de mon poème n'est pas du tout le même que celui de La Beauté.

4.30.2007

Humour noir

En lisant l'autre soir Les fleurs du mal de Beaudelaire, voici ce qui m'a marquée dans le dossier historique et littéraire:

"Un après-midi, aux Tuileries, Beaudelaire demande, de son ton le plus doux, à une jeune femme assise à côté de lui:
-C'est à vous, cet enfant qui joue à quelques pas?
-Mais oui, monsieur, répond la pauvre femme avec l'orgueil accoutumé de la mère.
-Grand dieux! madame, il est horrible!

Un soir, dans un restaurant où il était connu, Beaudelaire commanda un filet cuit à point, tendre surtout. Le filet servi, le patron lui-même, brave père de famille, monte voir si son client est satisfait.
-C'est bien le filet que je désirais, répond celui-ci : il est tendre comme de la cervelle de petit enfant.
-Comme de la cervelle...?
-De petit enfant, réprend le mystificateur en relevant la tête avec son regard le plus fixe et le plus aigu.
Le restaurateur descendit l'escalier en toute hâte pour garer ses enfants de ce client qui lui paraissait déjà un monomane féroce.
Beaudelaire, du reste, n'aimait pas les enfants.
-Ça dérange les papiers, disait-il, et ça poisse les livre.

M.Rude, Confidences d'un journaliste, 1876."
J'ai trouvé ce passage très comique. XP En terminant, voici le poème de Beaudelaire que j'aime le plus en ce moment.
-
Hymne à la beauté
-
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô beauté? ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
-
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore ;
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
-
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
-
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
-
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'Amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
-
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu?
-
De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

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